Le cerveau est comme un jardin dont vous êtes le jardinier

Je l’ai souvent répété, n’oublions pas que notre subconscient prend les informations telles quelles. C’est notre « conscience objective » qui nous permet le raisonnement, la réflexion, la déduction etc… Le subconscient, lui, ne réfléchit pas, ne raisonne pas. Si nous lui donnons des informations nocives, négatives, il les enregistrera comme toutes les autres. N’oubliez pas que tout ce que nous vivons s’imprime dans le subconscient ; l’hypnose et la sophrologie le démontrent chaque jour.

Donc si nous pensons que nous sommes nul(le), inintéressant(e), pas doué(e)… pour telle ou telle activité, nous mettons en place un processus qui aura tendance à se réaliser.

NOTRE SUBCONSCIENT EST TEL UN CHAMP QUE NOUS ENSEMENÇONS…

Si nous y plantons des graines de fleurs magnifiques, elles pousseront toutes et nous aurons un parc somptueux.

En revanche, si nous semons des mauvaises herbes, des ronces, des chardons, nous aurons un champ épouvantable, rempli d’épines, qui le rendra hostile, inhospitalier.

Il est intéressant (et important) de savoir que certaines informations peuvent être enregistrées et engrammées dans notre cerveau, à notre insu, et même à travers le non-dit.

On peut donc, inconsciemment, se programmer ou « être programmé » négativement. Rassurez-vous, il y a des moyens de corriger cela, mais à condition d’en avoir conscience.

J’insiste beaucoup sur l’importance des « croyances » ! N’oubliez jamais à quel point cela est important et à quel point « l’état d’esprit » l’idée que l’on se fait des évènements peuvent changer beaucoup de choses dans notre vie.

Vous constatez que je ne me suis pas vraiment éloigné de mon précédent article.

À travers les expérimentations que je relate ci-dessous, effectuées dans les écoles, collèges, lycées, nous avons une idée de l’influence, bonne ou mauvaise, que nous pouvons avoir sur les autres, de ce que nous pouvons transmettre de par notre attitude, notre état d’esprit, nos croyances, même à travers le non-dit.

Je vous propose de considérer ici l’importance de l’attitude de « l’enseignant » par rapport à l’étudiant et son influence sur celui-ci.

Que l’on soit jardinière d’enfants
ou professeur d’université,
entraîneur sportif ou dompteur de fauves,
on transmet plus par ce que l’on est
que par ce que l’on sait.
Micheline Falk

À TRAVERS DES COMPLIMENTS CLAIREMENT EXPRIMÉS

Il y a eu plusieurs expériences intéressantes du même genre qui ont été effectuées. Par exemple dans des écoles, collèges, lycées, lorsque les professeurs et les parents faisaient croire à certains élèves, par de simples allusions ou des encouragements clairement exprimés, que ceux-ci étaient en progrès, ils progressaient effectivement. Alors qu’a priori, rien ne laissait présager une telle évolution.

À TRAVERS LE NON-DIT

D’autres expériences ont démontré que si un professeur “pense” que son élève est excellent, sans même jamais le complimenter, il favorisera son évolution. Alors, on peut facilement imaginer l’inverse : si un enseignant “pense” que son élève est nul, celui-ci sera inhibé et donc limité dans ses éventuels progrès

Bien sûr, si l’un de mes élèves est réellement nul, il m’est alors difficile de penser le contraire… Mais je peux juste imaginer qu’il peut s’améliorer et que je peux l’aider à aller au maximum de ses capacités, même sil elles sont limitées. Ce sera suffisant.

Je vous propose de visionner un extrait d’une vidéo de ma formation qui démontre que si un professeur est convaincu que son élève est excellent, il facilite ses progrès, il favorise son évolution.

 

 

À une prochaine fois, pour un prochain article…

3 réflexions au sujet de “Le cerveau est comme un jardin dont vous êtes le jardinier

  1. Il est aussi intéressant de noter à quel point l’information, lorsque donnée par une figure d’autorité (ici le proviseur), atteint beaucoup plus facilement et directement le subconscient. L’élève tiré au hasard n’étant en réalité pas un surdoué, une observation tout à fait objective de son comportement et de ses capacités en cours devrait en théorie permettre de douter de l’information transmise par le proviseur car ses performances ne sont pas supérieures à celles des autres élèves.

    Cependant, la véracité de l’information reçue est trop forte pour qu’elle soit remise en question par le conscient (qui agit comme une sorte de filtre pour informations) et pénètre donc directement dans le subconscient. Je pense que cette véracité est renforcée par (au moins) deux aspects :
    – Elle est transmise par une figure d’autorité de l’établissement (le proviseur)
    – Elle découle sans doute, implicitement ou non, d’une analyse médicale réalisée par un psychologue (autre figure d’autorité)

    On pourrait penser que les informations erronées pénètrent uniquement le subconscient des enfants ou des personnes avec un esprit un peu plus faible, mais cette expérience prouve bien que ce n’est pas le cas puisque l’inconscient de professeurs a pu être infiltré. (Les enfants restent cependant les plus influençables et sont même de vraies “passoires” à information jusqu’à l’âge de 7 ans)

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