Notre génial cerveau ou la puissance de la pensée

J’aimerais vous faire profiter d’une de mes lectures récentes. Il s’agit d’un livre que j’ai trouvé extrêmement intéressant, écrit par le Dr Joe Dispenza1 intitulé “Le placebo, c’est vous !”.

Voici ce qu’il dit dans sa préface :

« Je n’ai jamais envisagé de me retrouver un jour dans cette situation. Le travail dans lequel je m’investis actuellement en tant qu’auteur, chercheur et conférencier s’est en quelque sorte imposé à moi. Pour agir, certains d’entre nous ont besoin d’un signal d’alarme. En 1986, j’ai reçu un tel signal.

« En Californie du Sud, par une journée ensoleillée d’avril, j’ai eu le privilège d’être renversé par un véhicule utilitaire sport lors du triathlon de Palm Springs auquel je participais. Cet évènement, qui a changé ma vie, m’a poussé dans cette aventure. »

À cette époque, Joe avait 23 ans et venait d’ouvrir un cabinet de chiropractie. Non seulement cet accident lui a brisé six vertèbres (des omoplates aux reins) mais le choc a été tel qu’elles s’étaient tassées et des fragments osseux avaient migré vers la moelle épinière. Il était conscient qu’il resterait à jamais handicapé et qu’il devrait apprendre à vivre avec des douleurs chroniques pour le reste de ses jours.

On lui expliqua que s’il refusait l’opération, la paralysie semblait certaine. L’impact de l’accident avait été si violent que s’il se levait, sa colonne vertébrale ne pourrait supporter le poids de son corps et qu’il s’effondrerait ; les fragments osseux des vertèbres pénétreraient alors profondément dans la moelle épinière, causant ainsi une paralysie instantanée allant de la poitrine jusqu’au bas du corps.
Les autres spécialistes consultés recommandaient vivement cette opération.

Pourtant, il fit le choix de ne pas se conformer aux recommandations des experts. Voici son explication :

« Je crois qu’il y a une intelligence, une conscience invisible, à l’intérieur de chacun de nous, qui est dispensatrice de vie. Elle nous soutient, nous maintient, nous protège et nous guérit à chaque instant. Elle crée presque 100 milliards de cellules spécialisées, elle veille à ce que nos cœurs battent des centaines de milliers de fois par jour, et elle peut produire chaque seconde des centaines de milliers de réactions chimiques dans une seule cellule, parmi bien d’autres fonctions étonnantes.

« Je me suis dit à l’époque que si cette intelligence était réelle et si elle possédait des capacités aussi étonnantes, je pourrais détourner mon attention du monde extérieur pour aller volontairement et consciemment à l’intérieur de moi-même et essayer de me connecter à elle, c’est-à-dire développer une relation avec elle. »

C’est à partir de là qu’il mit en place un travail de concentration, d’imagination, de visualisation qui lui a permis de se reconstruire.

Comme le dit l’auteur de l’avant-propos de ce livre, Dawson Church², (auteur de l’ouvrage « Le génie dans vos gènes » que je suis en train de lire actuellement et qui me paraît tout aussi passionnant que celui de Joe Dispenza) :

« En appuyant ses visions les plus stimulantes sur de solides preuves scientifiques, Joe repousse les horizons du possible en élargissant sans cesse les frontières du monde connu. Il aborde la science plus sérieusement que bon nombre de scientifiques et, dans ce livre fascinant, il extrapole les découvertes les plus récentes dans les domaines de l’épigénétique, de la plasticité neuronale et de la psycho-neuro-immunologie pour les amener à leur conclusion logique.

« La conclusion qu’il en tire est des plus stimulantes : comme chaque être humain, vous pouvez façonner votre cerveau et votre corps par les pensées que vous nourrissez, les émotions que vous ressentez, les intentions qui vous animent et les états transcendantaux que vous expérimentez. “Le placebo, c’est vous !” invite chaque lecteur à utiliser cette connaissance pour se doter d’un nouveau corps et d’une nouvelle vie ».

Peut-on faire une overdose avec un placebo ?

Joe Dispenza raconte l’histoire d’un diplômé universitaire de 26 ans qui eut une dépression lorsque sa copine rompit avec lui. Il lut alors une publicité sur l’essai clinique d’un nouvel antidépresseur et décida de participer à cette étude. Environ un mois après s’être inscrit comme participant à cet essai, il se disputa violemment au téléphone avec sa copine. Dès qu’il eut raccroché, désireux d’en finir, il avala les 29 comprimés qui restaient dans le tube. Regrettant aussitôt son geste, il appela les secours et s’effondra sur le sol.

Il fut donc emmené aux urgences et lorsqu’on demanda au patient le nom du médicament qu’il avait absorbé, celui-ci expliqua qu’il s’agissait d’un médicament expérimental faisant l’objet d’un essai clinique.

Renseignements pris, on apprit que le patient avait en réalité pris un placebo et que les comprimés qu’il avait avalés ne contenaient aucun principe actif.

Miraculeusement, dès que le patient fut informé de la situation, il se sentit nettement mieux et se remit très vite de cette aventure.

Ceux qui ont suivi ma formation, en présentiel ou maintenant en vidéos sur Internet, ont pu constater que le 1er cours s’intitule “Les placebos”. C’est un sujet passionnant car il démontre que nous avons tous, en nous, sans exception, une puissance extraordinaire, qui est capable de faire des miracles. Je veux parler bien sûr de notre cerveau ; disons même de “notre mental” puisqu’il s’agit d’imaginer, de visualiser, de ressentir des émotions, de créer mentalement les situations que nous désirons vivre dans la réalité.

Je donne bien sûr de nombreux exemples vécus par des personnes qui ont résolu leurs problèmes grâce aux méthodes de “visualisation” ou de “travail mental” que je préconise. Y compris lorsque la médecine n’a pas de solution à proposer comme l’exemple de mon étudiant trompettiste que vous pourrez retrouver en cliquant ici).

Mais si j’ai souhaité vous raconter cette histoire relatée dans l’excellent ouvrage précité, c’est précisément pour démontrer que ces symptômes ont été causés par le simple fait que la personne s’attendait à les ressentir après avoir absorbé les 29 comprimés.

Cela signifie également que son esprit a pris le contrôle de certaines fonctions qui relèvent du système neuro-végétatif sur lequel, normalement, nous n’avons pas la possibilité d’agir. « Et si une telle éventualité était possible, à savoir que nos pensées peuvent nous rendre malades, cela ne signifierait-il pas aussi que nous pouvons utiliser nos pensées pour être en parfaite santé ? ».

Je dis dans ma formation que le raisonnement et la volonté ne peuvent pas solutionner un problème de trac puisque les symptômes provoqués par celui-ci dépendent du système neuro-végétatif (Système Nerveux Autonome) et qu’il faut donc agir autrement.

L’expérience vécue par cet homme prouve bien que notre cerveau est tout à fait capable de modifier les symptômes produits par le Système Nerveux Autonome.

• La façon dont notre corps réagit lorsque nous prenons un médicament est conditionnée par notre croyance en ce qu’il adviendra et par ce que nous pensons des attentes de notre entourage (corps médical en l’occurrence).
• Donc notre performance, notre réussite personnelle est conditionnée par ce que nous pensons de nous-même et par l’idée que nous nous faisons de l’avis des autres à notre encontre.

C’est donc notre croyance, notre intention qui va produire ces effets si surprenants.

Alors, le placebo, c’est dans la tête ou pas ?

Dans l’usage courant, l’effet placebo est malheureusement encore considéré comme quelque chose qui ne fonctionne pas, contrairement aux vrais médicaments qui, eux, donnent des résultats objectifs, quantifiables. Mais cette vision des choses est aujourd’hui complètement dépassée !

Alors tout ça, c’est dans la tête ?

Oui, c’est vraiment dans la tête, mais dans le sens « physique » du terme car l’effet placebo est maintenant mesurable sans ambiguïté, car visible grâce aux imageries de pointe des neurosciences.

Dans une étude citée dans ce même ouvrage, « un médecin détenteur d’un doctorat de l’Université de Californie à San Francisco donna des placebos plutôt qu’une médication antidouleur, à 40 patients dentaires à qui l’on venait tout juste d’enlever les dents de sagesse. Sans surprise, la plupart des patients, qui étaient persuadés de recevoir une médication destinée à soulager leur douleur, firent état d’une réelle amélioration.

« Mais ensuite, les chercheurs donnèrent au patients un antidote à la morphine appelé naloxone, qui bloque chimiquement les sites récepteurs de la morphine et des endorphines (morphine endogène) dans le cerveau. Lorsque les chercheurs leur administrèrent cet antidote, leurs patients retombèrent aussitôt dans la douleur 

 « Cela prouvait qu’en prenant les placebos, les patients avaient créé leurs propres endorphines, c’est-à-dire leurs propres analgésiques naturels. Cette découverte constitua une étape essentielle de la recherche sur les placebos car cela signifiait que l’amélioration expérimentée par les sujets de l’étude n’était pas exclusivement attribuable à leur seul esprit. En fait, cette amélioration émanait à la fois de leur esprit et de leur corps – bref, de leur état d’être.

« Si le corps humain a la capacité de produire ses propres substances biochimiques, incluant ses propres analgésiques, est-il également capable, lorsque cela est nécessaire, de libérer d’autres substances naturelles en puisant dans la variété infinie de composés chimiques qu’il contient – soit des médicaments naturels qui sont aussi, voire plus, efficaces que les médicaments traditionnels prescrits par les médecins1 ? »

Je terminerai cet article en citant une fois de plus le Dr Patrick Lemoine3 : « Rendez-vous compte que vous avez en vous le plus grand laboratoire pharmaceutique de la planète : votre cerveau ! »

 

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1 Le placebo c’est vous – Joe Dispenza – Ed. Ariane
2 Le génie dans vos gènes – Dawson Church – Ed. Dangles
3 Médecin psychiatre – Docteur en neurosciences – Auteur de nombreux ouvrages…

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